La première référence à Grenoble remonte à 43 av. J.-C.Note 5. Au départ simple bourg gaulois (vicus) du nom de Cularo, la bourgade, située à un endroit stratégique sur la voie romaine entre Vienne et l’Italie par le Montgenèvre, fut fortifiée sous Dioclétien et Maximien (entre 284 et 293), puis accéda au rang de chef-lieu de cité, à la suite de la venue possible, mais non attestée, de l’empereur Gratien en 379. Elle fut alors rebaptisée Gratianopolis. Des troupes y stationnaient en permanence (cohors prima Flavia) et un évêché, avec à sa tête l’évêque Domnin, est attesté au moins depuis 38160.
Blason du Dauphiné.
Il fallut attendre le xie siècle, pour voir l’importance de la cité augmenter considérablement, lorsque les comtes d’Albon, futurs dauphins de Viennois, la choisirent comme capitale de leurs États, le futur Dauphiné61. Grenoble se retrouva alors capitale d’un État indépendant au sein du Saint-Empire romain germanique. En 1219, Grenoble connaît sa pire inondation, véritable déluge dû à la rupture d’un barrage naturel formé dans la vallée de la Romanche et provoquant de nombreux morts.

Les dauphins successifs fondèrent l’université en 1338 et le Conseil delphinal s’installa à Grenoble en 1340. Durant la guerre de Cent Ans, la noblesse dauphinoise participa aux conflits contre l’Angleterre et ses alliés.

En 1349, la ville se retrouva rattachée au royaume de France à la suite du transfert (et non rachat) du Dauphiné à la couronne de France et Grenoble devint capitale provinciale. La présence entre 1447 et 1456 du dauphin, le futur Louis XI, renforça ce statut de ville parlementaire avec la création du troisième Parlement de France62. La ville devint également le siège de garnisons, à la frontière avec le duché de Savoie. Elle s’affirma comme la principale ville de la province. Lors des guerres d’Italie, la noblesse dauphinoise se distingua particulièrement sous la figure de Bayard63, le « chevalier sans peur et sans reproche ».

Grenoble eut à souffrir des affrontements des guerres de religion et en sortit affaiblie. Ils furent marqués par de nombreux massacres et destructions. Les conflits prirent fin avec l’ultime victoire de Lesdiguières, lorsqu’il s’empara de Grenoble en 1590. Devenu administrateur du Dauphiné, il modifia et agrandit considérablement la capitale dauphinoise64 et lança notamment la construction de la première génération des fortifications de la Bastille.

 

Source WIKIPEDIA

 

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